URSI-France contribue à l’animation, la représentation, l’expertise et l’évaluation des sciences de l’électromagnétisme, des télécommunications, de l'électronique et de la photonique et représente la communauté scientifique française de ces domaines auprès de l’Union radio-scientifique internationale (URSI)  membre du Conseil international pour la science (ICSU). URSI-France, placé sous l'autorité de l'Académie des sciences, s’appuie sur un réseau, de plusieurs centaines de correspondants scientifiques, organisé en dix commissions thématiques.

32e Assemblée Générale et Symposium Scientifique de l'URSI

La 32e Assemblée Générale de l'URSI et le et Symposium Scientifique associé (AGSS) se sont tenus à Montréal (Canada) du 19 au 26 août dernier. L'assistance d'environ 1300 participants, ainsi que le nombre de soumissions de communications (près de 1600) ont été exceptionnels et sans précédent, dans le cadre approprié du Palais des Congrès de Montréal qui a permis des échanges nombreux et fructueux. La participation française a également été très bonne, avec 78 inscrits et un nombre de communications scientifiques à l'avenant.

l'AGSS triennale est l'occasion de décisions périodiques importantes pour la vie de l'URSI, notamment les élections du bureau et les élections au sein des Commissions, ainsi que la planification de l'AGSS suivante. Exceptionnellement encore, non seulement a été fixé le lieu de la prochaine AGSS (Rome, en 2020) mais également la suivante, qui aura lieu à Sapporo (Japon) en 2023. Ces décisions sont conformes à une tradition non écrite depuis quelques décennies, selon laquelle la localisation des AGSS tourne dans le sens Amérique, Europe, Asie.

Le bureau de l'URSI a vu l'élection d'un Président japonais (Makoto Ando) et de 3 Vice-Présidents européens (Willem Baan, Néerlandais, Ondrej Santolik, Tchèque et Ari Sihvola, Finlandais), auxquels il faut ajouter un Américain (Piergiorgio Uslenghi). Un nouveau Secrétaire Général (Peter Van Daele, Belge) remplace Paul Lagasse (qui a joué ce rôle pendant 24 ans), sans changer le lieu d'hébergement du secrétariat à l'Université de Gand. Si on tient compte de la présence pendant encore 3 ans de Paul Cannon en tant qu'ancien Président, on voit que l'Europe est (trop ?) lourdement présente dans les instances dirigeantes de l'URSI.

La France a eu un beau succès cette année en matière d'élection des Vice-Présidents de Commissions, puisque sur 5 candidatures elle en a obtenu 3 :

  • Yves Louët pour la Commission C (actuel Président de la Commission C d'URSI-France)
  • Virginie Deniau pour la Commission E (actuelle Présidente de la Commission E d'URSI-France)
  • Tullio Tanzi pour la Commission F (actuel Président de la Commission F d'URSI-France)

Il faut y ajouter l'élection du seul ECR français candidat : Chaouki Kasmi ((actuel Vice-Président de la Commission E d'URSI-France) et 6 lauréats aux bourses pour de jeunes scientifiques (dont 4 ont effectivement pu venir).

Par ailleurs la médaille Balthasar Van der Pol a été remise à Lluis Mir ( (actuel président de la Commission K d'URSI-France) lors de la séance d'ouverture de l'AGSS.

Enfin Joe Wiart a été reconduit dans le rôle de Président de la Commission K, contrairement à la règle traditionnelle de mandat unique de 3 ans, en raison du désistement du Vice-Président (qui aurait dû devenir président en 2017).

Parmi les décisions du conseil a eu lieu un vote favorable d'une résolution proposée par la France, permettant d'entériner la création d'un groupe de travail conjoint entre l'URSI et l'ISPRS (International Society for Photogrammetry and Remote Sensing), sachant que diverses actions de coopération sont menées depuis plusieurs années (sous l'impulsion de T. Tanzi du côté français, M. Chandra du côté allemand et O. Altan du côté turc).

Comme à Pékin en 2014, la France a organisé une réunion "européenne", visant à aider à la concertation entre comités européens et à encourager des actions communes. La plupart des comités étaient représentés et l'accueil a été tout à fait favorable. Cet effort se maintiendra pour affirmer concrètement la présence et la capacité d'action européenne au sein de l'URSI.

En particulier, l'échéance suivante, et déjà très proche, est la participation à AT-RASC 2018 (conférence sur les radiosciences), l'un des 3 événements "flagships" de l'URSI, initié en 2015 avec comme objectif de joue un rôle Amérique-Europe, qui complète le rythme triennal de ces événements (année N : AGSS, année N+1 : AT-RASC, année N+2 : AP-RASC en Asie). AT-RASC 2018 se tiendra cette fois encore aux Canaries, du 28 mai au 1er juin. D'autres annonces viendront sur ce sujet, mais il est d'ores et déjà bon de prévoir une solide participation française, qui constituera un gage important pour la suite, notamment si la France se porte candidate à son organisation en 2021.

Kleinheubacher Tagung 2017 (25–27 Septembre 2017, Miltenberg, Allemagne)

L'équivalent des journées scientifiques annuelles d'URSI-France en Allemagne se tient à Miltenberg du 25 au 27 septembre. Depuis quelques années la soumission de communications par des membres d'autres comités européens est bienvenue, de même que l'attribution de bourses pour les jeunes scientifiques.

N'hésitez donc pas à soumettre une communication et à candidater en tant que jeune scientifique (avant le 10 juin) !

Voir : http://www.kh2017.de/ et l'appel à communications (avant le 14 juillet)

Les fréquences en BD !

A l’occasion de son anniversaire, l'Agence Nationale des FRéquences a réalisé une bande dessinée intitulée "La fabuleuse histoire des fréquences", qui raconte l’essor spectaculaire des usages liés aux fréquences depuis la découverte des ondes électromagnétiques à la fin du XIXe siècle. Cet ouvrage a vocation à mettre en lumière l’importance croissante du rôle des fréquences, ressource rare du domaine public de l’Etat, dans la vie quotidienne des gens. Depuis l’harmonisation de deux fréquences au niveau mondial en 1906, l’usage des communications sans fil n’a eu de cesse de se développer au cours du XXe siècle. Aujourd’hui, cet usage explose avec l’avènement des objets connectés et le développement de l’internet mobile.

La BD est disponible sous forme d'achat en ligne mais aussi sous forme de consultation en ligne.

Lettre d'information

La lettre n°20 d'URSI-France vient de paraître.

Journées scientifiques 2017

Les Journées scientifiques 2017 d'URSI-France se sont tenues du 1er au 3 février à Nice (campus SophiaTech), sur le thème "RADIOSCIENCES AU SERVICE DE L'HUMANITÉ".

Toutes les informations sont disponibles sur les pages des JS2017.
Actes / Proceedings via ce lien

Elles ont également permis la tenue de l'assemblée générale d'URSI-France. On trouvera ici l'ensemble des informations présentées, et on trouvera ici le résultat du vote moral et du vote sur le budget (effectué dans le cadre d'une consultation électronique)

Médaille d'URSI-France

La Médaille d'URSI-France 2017 a été décernée  à l'occasion des Journées scientifiques 2017 à Omar El Mazria,Professeur à l'Université de Lorraine par Albert Bijaoui de l'Académie des Sciences.

Comptes rendus Physique de l'Académie des sciences

Viens de paraître le numéro spécial des Comptes rendus Physique de l'Académie des Sciences constitué d'articles sélectionnés par le Comité scientifique des Journées scientifiques 2016. Il se concentre sur les problématiques énergétiques des radiosciences :

Energy and radiosciences / Energie et radiosciences

Tome 18, fascicule 2, pages 73-188 (février 2017)
Rédacteur en chef : Smaïl Tedjini, Apostolos Georgiadis

Un membre d'URSI-France honoré !

Elvira ASTAFYEVA, vice-présidente de la commission G d'URSI-France, vient de recevoir une médaille de bronze 2016 du CNRS pour ses travaux sur la réponse de l’ionosphère aux séismes, qui pourraient  déboucher sur la création d’un outil d’alerte pour les tsunamis.

On trouvera plus d'information sur le site du CNRS.

Bilan énergétique et environnemental du numérique

L’Académie des technologies a publié, début décembre un rapport exposant le bilan énergétique et environnemental du numérique

Alors qu’on estimait en 2012 la consommation du numérique à 920 TWh soit 4.7% de consommation d’électricité du monde et une empreinte carbone évaluée à 1,7 % du total mondial, les TIC ont apporté à la société de nouveaux usages notamment la réduction ou l’optimisation des besoins de déplacements. Le télétravail, les téléconférences ou le e-commerce sont des conséquences du numérique qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre par la diminution des déplacements. De plus, les TIC ont apporté de l’intelligence dans les applications, qui améliore l’efficacité énergétique des réseaux, des voitures ou encore des maisons. Ainsi, les TIC diminueraient l’empreinte carbone de la société de 4 à 9 gigatonnes à l’horizon 2020, contre une émission actuelle de 1.3 gigatonnes.