Actualités

Publications

Comptes-rendus Physique

“New approaches in Electromagnetic Compatibility” rédacteurs en chef : Françoise Paladian et Joël Hamelin, Comptes rendus Physique de l'Académie des Sciences, tome 10, fascicule 1, janvier 2009, Elsevier

“New concepts for nanophotonics and nanoelectronics” rédactrice en chef : Frédérique de Fornel, Comptes rendus Physique de l’Académie des Sciences, tome 9, fascicule 1, janvier 2008, Elsevier

"Towards reconfigurable and cognitive communications" rédacteurs en chef : Maurice Bellanger, Pierre-Noël Favennec et Erich Spitz, Comptes rendus Physique de l’Académie des Sciences, tome 7, fascicule 7, septembre 2006, Elsevier,

"Interaction of electromagnetic fields with the environment" , rédacteurs en chef: Pierre-Noël Favennec et Bernard Picinbono, Comptes rendus Physique de l’Académie des Sciences, tome 6, juillet-aout 2005, Elsevier,

Ouvrages

"Télécoms pour l’ingénierie du risque", Tullio Tanzi et Patrick Perrot, Hermes-Lavoisier, 2009, ISBN : 978-2-7462-2247-2

 

"Mesures en électromagnétisme", sous la direction de Frédérique de Fornel et Pierre-Noël Favennec, Hermes-Lavoisier, 2008, ISBN : 978-2-7462-2153-6

 

"Vibrations, ondes et optique", vol. 1 Vibrations mécaniques et électromagnétiques, vol. 2 Ondes mécaniques, vol. 3 Ondes électromagnétiques, Tamer Bécherrawy, Hermes-Lavoisier, 2007, ISBN : 978-2-7462-1895-X

 

"Physique des matériaux pour l'électronique", André Moliton (Univ. de Limoges) Collection Technique et Scientifique des télécommunications, Hermes-Lavoisier, 2007

 

"Compatibilité électromagnétique : des concepts de base aux applications (2 volumes)", sous la direction de Pierre Degauque (Univ. Lille 1) et Ahmed Zeddam (FTR&D Lannion), Collection Technique et Scientifique des télécommunications, Hermes-Lavoisier vol.1 vol.2, 2007

 

"La compatibilité électromagnétique des systèmes complexes", Olivier Maurice (PSA), Hermes-Lavoisier, 2007, ISBN 978-2-7462-1824-6,

 

"Communications ultra large bande - le canal de propagation radioélectrique", Pascal Pagani (FTR&D Rennes), Friedam Thoffo Talom (CEA-LETI), Patrice Pajusco (FTR&D Belfort), Bernard Uguen (IETR), Collection Technique et Scientifique des télécommunications, Hermes-Lavoisier, 2007

 

"Management des connaissances en entreprise, 2nde édition revue et augmentée", Imed Boughzala (INT)et Jean-Louis Ermine (INT), Collection Technique et Scientifique des télécommunications, Hermes-Lavoisier , 2007

 

"Administration électronique", Saïd Assar (INT)et Imed Boughzala (INT), Collection Technique et Scientifique des télécommunications, Hermes-Lavoisier , 2007

 

"Mathématiques pour les télécoms", Georges Fiche (APAST Lannion) et Gerard Hébuterne (INT), Collection Technique et Scientifique des télécommunications, Hermes-Lavoisier , 2007

 

" Communications et Territoires ", APAST, Collection Technique et Scientifique des télécommunications, Hermes-Lavoisier, 2006,

 

"Nanophotonics", edited by Hervé Rignault et al., ISTE, 2006, http://www.iste.co.uk/ 

 

"Ingénierie des risques", Tullio Tanzi, Hermes-Lavoisier, 2006, Hermes-Lavoisier

 

" Processus stochastique pour l'ingénieur", Basel Solaiman, Collection Technique et Scientifique des télécommunications Presses Polytechniques Universitaires et romandes, 2006, ISBN 2-88074-668-X,

"La modélisation de la foudre", Jacques Papet-Lépine, Hermes-Lavoisier, 2005, ISBN 2-7462-1217-X. 

"Optoelectronics of molecules and polymers" André Moliton, Springer, 2005, ISSN : 0342-4111

"Radio Wave Propagation for Telecommunication Application", Hervé Sizun, 2004, 414 pages,  Springer, ISBN : 3-540-40758-8

"Applications de l'électromagnétisme dans les milieux matériels", André Moliton, Hermès - Lavoisier, 2004, ISBN : 2-7462-0919-5, Collection Sciences et Technologies, http://www.lavoisier.fr/,  

"Bases de l'électromagnétisme dans les milieux matériels", André Moliton, Hermès - Lavoisier, 2004, ISBN : 2-7462-0920-9, Collection Sciences et Technologies,  http://www.lavoisier.fr  

" Optique sans fil - propagation et communication", Olivier Bouchet, Hervé Sizun, Christian Boisrobert, Frédérique de Fornel, Pierre-Noël Favennec, 2004, 226 pages, Hermès-Lavoisier, ISBN : 2-7462-0941-1, Collection Technique et Scientifique des Télécommunications http://www.lavoisier.fr

" Les techniques multi-antennes pour les réseaux sans fil", Philippe Gueguen et Ghaïs El Zein, 2004, 236 pages, Hermès-Lavoisier, ISBN : 2-7462-0883-0, Collection Technique et Scientifique des Télécommunications, http://www.lavoisier.fr

"Communicating with smart objects- developing technology for usable pervasive computing systems" Claude Kintzig, Gérard Poulain, Gilles Privat, Pierre-Noël Favennec, 2003, ISBN : 1-9039-9636-8, Kogan Page Science, http://www.koganpagescience.com/

" Les cristaux photoniques ou la lumière en cage", Jean-Michel Lourtioz, Henri Benisty, Vincent Berger, Daniel Maystre, Alexei Tchelnokov, 2003, ISBN : 2-7462-0745-1, Hermès-Lavoisier, Collection Technique et Scientifique des Télécommunications , http://www.lavoisier.fr/

" La propagation des ondes radioélectriques", Hervé Sizun, 2003, 355 pages, ISBN : 2-287-59775-1, Springer France,dans la Collection Technique et Scientifique des Télécommunications springer

" Communication audiovisuelle", Edouard Rivier, 2003, 456 pages, ISBN : 2-287-59768-9, Springer France, Collection Technique et Scientifique des Télécommunications springer

"Optoélectronique moléculaire et polymère : des concepts aux composants", André Moliton, 2003, 426 pages, ISBN : 2-287-00504-8, 39,95 euros, Springer France, Collection Technique et Scientifique des Télécommunications springer

"Microsystemes opto-électromécaniques", sous la direction de Pierre Viktorovitch, 2003, 240 pages, ISBN 2-7462-0585-8, Hermès-Lavoisier, http://www.lavoisier.fr/

"Objets communicants", Claude Kintzig et al., 2002, 400 pages, ISBN : 2-7462-0475-4, Hermès - Lavoisier, Collection Technique et Scientifique des Télécommunications http://www.lavoisier.fr/

"Le champ proche optique -théorie et applications", Daniel Courjon et Claudine Bainier, 2001, 344 pages, ISBN 2-287-59720-4,Springer France, Collection Technique et Scientifique des Télécommunications springer

"Evanescent waves from newtonian optics to atomic optics", Frédérique de Fornel, 2001, 263 pages, ISBN : 3-540-65845-9,Springer Heidelberg, springer

Médaille du CNFRS

 

Cette médaille est « destinée à honorer des personnes qui ont œuvré pour le renom de la Science en Radioélectricité et/ou participé d’une manière très significative à la vie et au renom du CNFRS/URSI ».

 

La médaille CNFRS a été attribuée aux:

.     Docteur Geneviève Pillet en 2002

.     Docteur Jeannine Hénaff en 2003

.     Professeur Jean-Charles Bolomey en 2004

.     Professeur Pierre Degauque en 2005

.     Professeur Jacques Citerne en 2006

.     Docteur Bernard Veyret en 2007

.     Docteur Pierre Baüer en 2008

.     Docteur Daniel Maystre en 2009

La Médaille du CNFRS 2009 a été décernée à Daniel Maystre par Pierre Guillon

A gauche Daniel Maystre, à droite Pierre Guillon

 

Biographie de Daniel Maystre

 

Né en 1945, D. Maystre a obtenu une agrégation de Physique en 1968, à l’issue de quatre années d’études à l’ENS de St Cloud. Entré au CNRS, il soutient en 1974 une thèse d’Etat sur la théorie des réseaux de diffraction, qui est traduite en anglais par la NASA l’année suivante. Il dirige de 1988 à 2000 le Laboratoire d’Optique Electromagnétique de l’Université d’Aix-Marseille III puis, à l’issue d’une mission que lui confient le CNRS et l’Enseignement Supérieur, il fait créer en janvier 2000 l’Institut Fresnel, Unité Mixte de Recherche 6133. Le CNRS crée aussi en 2002 sur sa demande le GDR Ondes dont il prend la direction pendant quatre années. 

 

Dans un premier temps, D. Maystre s’est quasi-exclusivement consacré à l’étude théorique et numérique des réseaux de diffraction. La découverte d’une équation intégrale originale lui a permis d’élaborer le premier code numérique capable de calculer précisément les propriétés des réseaux dans le visible, l’infrarouge et l’ultraviolet. Perfectionné au cours du temps, ce code est utilisé aujourd’hui par une vingtaine de centres industriels et de laboratoires universitaires dans le monde. Il a permis au début des années 70 d’explorer les propriétés des premiers réseaux holographiques et d’optimiser les propriétés des premiers réseaux embarqués sur satellite dans le cadre de la naissante Optique spatiale.

 

Daniel Maystre a développé la première théorie phénoménologique quantitative des "anomalies de Wood" des réseaux de diffraction, basée sur les propriétés des plasmons de surface. Il a ainsi découvert puis vérifié expérimentalement le phénomène d'absorption totale d'une onde incidente par un réseau métallique. Le groupe de D. Maystre a par la suite modélisé les cristaux photoniques et les fibres optiques à cristaux photoniques. Il a été parmi les premiers à introduire la diffraction inverse dans le domaine de l’optique et de l’électromagnétisme et à élaborer une théorie rigoureuse de la diffraction par des surfaces rugueuses aléatoires.

 

Enfin, plus récemment, D. Maystre s’est intéressé aux métamatériaux. Il a pu démontrer mathématiquement qu'un matériau main gauche homogène de perméabilité et permittivité simultanément négatives ne pouvait exister mais que néanmoins, la notion de « superlentille » n’était pas une vue de l’esprit.

 

D. Maystre a reçu en 1975 le prix Fabry de Gramont attribué par le Comité Français d’Optique. Il a obtenu le Prix Scientifique Philip Morris en 1998. En 1980 – 81, il a effectué un séjour d’une année au National Bureau of Standards (Washington DC) financé par la "National Science Foundation". Il a dirigé totalement ou en grande partie une vingtaine de thèses. Il est signataire de 20 ouvrages ou chapitres d’ouvrage, plus de 150 articles dans des revues internationales avec comité de lecture, 60 actes référencés de conférences, 63 conférences invitées, quatre brevets. Il a été responsable ou co-responsable d’une trentaine de contrats de collaboration avec des industriels et grands organismes de recherche. Il est « Fellow » de l’Electromagnetics Academy (Cambridge, USA).

 

D. Maystre est aujourd’hui, au sein de l’Institut Fresnel, Directeur de Recherche en classe exceptionnelle au CNRS.

La Médaille du CNFRS 2008 a été décernée à Pierre Baüer par Michel Petit

Biographie de Pierre Baüer (à gauche de la photo),


Pierre Baüer, ingénieur électrotechnicien de l’Institut national polytechnique de Grenoble, entreprend en 1964 une activité de recherche en physique spatiale dans un laboratoire de la NASA à l’université du Michigan. Son travail de thèse (PhD) porte sur l’étude du plasma de l’environnement terrestre. Sur proposition de Michel Petit, il rejoint l’équipe du sondeur ionosphérique à diffusion incohérente du CNET en 1969, en qualité de chercheur CNRS.

Après un nouveau séjour aux États-Unis (1974-1975) en tant que Senior post doctoral fellow de la National Academy of Sciences, il assume successivement les responsabilités de directeur adjoint du CRPE/CNET, de directeur du Service d’aéronomie, de directeur du Centre d’études spatiales de la biosphère et de directeur adjoint de la recherche de Météo France.

Ses recherches concernent, dans une première phase, l’étude expérimentale de l’ionosphère, des phénomènes auroraux et de la thermosphère grâce à la technique de la diffusion incohérente des ondes électromagnétiques par l’ionosphère. Elles évoluent ensuite vers la télédétection des couches denses de l’atmosphère et des calottes glaciaires.

Il est vice-président, puis président de la commission G (Radioélectricité ionosphérique et propagation) de l’URSI de 1978 à 1984, président du Conseil scientifique d’EISCAT (European Incoherent Scatter) de 1979 à 1982, membre du conseil d’administration d’EISCAT de 1982 à 1990, coordinateur du programme scientifique des Assemblées générales de l’URSI de 1987 et 1990, trésorier de l’URSI de 1990 à 1993, président du CNFRS de 1990 à 1992, président de l’URSI de 1993 à 1996, président sortant de l’URSI de 1996 à 1999, trésorier du CNFRS/URSI-France de 2001 à 2005.

La Médaille du CNFRS 2007 a été décernée à Bernard Veyret par Jacques Joussot-Dubien

Bernard Veyret, né en 1950, ingénieur physicien de l’ESPCI, a d’abord été chercheur en photochimie à Boston pendant trois ans, puis enseignant au Maroc pendant deux ans. Il a, en 1979, rejoint le Laboratoire de photochimie et photochimie moléculaire de Bordeaux dirigé par Jacques Joussot-Dubien, pour travailler sur la chimie troposphérique.

À la suite d’un stage postdoctoral de la Royal society au département de Chimie de l'Université de Cambridge en Angleterre, il a développé son activité de recherche au Laboratoire de Physique des Interactions Ondes-Matière (PIOM) à Bordeaux, dans l’équipe de bioélectromagnétisme, qu’il anime depuis 1985. Il est actuellement Directeur de recherche au CNRS et Directeur d’étude de l’École Pratique des Hautes Études. Lors d’une année sabbatique à Rome en 2005, il a collaboré avec le groupe de bioélectromagnétisme du département d’électronique de l’Université La Sapienza. 

Il fut en 1989 l’un des fondateur de l'Association Européenne de Bioélectromagnétisme (EBEA) qui va organiser à Bordeaux son 8ème congrès en avril 2007. Bernard Veyret a coordonné le programme français COMOBIO du RNRT et le programme européen Perform B. Il a participé à la rédaction de nombreux rapports européens et français sur le thème « champs électromagnétiques et santé ».

Il fut Vice-président et Président de la commission K (Electromagnétisme en biologie et médecine) du CNFRS puis Président de la commission K de l’URSI de 2002 à 2005, jusqu’à l’assemblée générale de New Delhi. Il est actuellement coordinateur de la rédaction du Livre Blanc de l’URSI sur « Communications sans fil et santé ».

Bernard Veyret appartient à l’ICNIRP (International Commission on Non Ionizing Radiation Protection) depuis 2000; il fut responsable du comité « Biologie » attaché à cette commission.

Il est l’auteur de quelques 75 articles dans des revues internationales dont la moitié portent sur le bioélectromagnétisme. 


Réponse de Bernard Veyret

 

La Médaille du CNFRS 2006 a été décernée à Jacques Citerne par Yves Garault

Biographie de Jacques Citerne  (à gauche de la photo)

Après des études supérieures à Lille, Jacques CITERNE est nommé en 1980 Professeur des Universités à l’Institut National des Sciences Appliquées de Rennes. Il y crée en 1981 le Laboratoire Composants & Systèmes pour Télécommunications (LCST) qui allait devenir l’Institut d’Électronique et de Télécommunications de Rennes. En 2000, il participe au CNRS, comme Directeur Scientifique Adjoint, à la création du Département STIC.

Ses activités de recherches s’orientent dès 1973 vers l’application de l’électromagnétisme aux circuits (Lille) et aux antennes (Rennes) micro-ondes. Ses contributions scientifiques majeures sont un modèle « analytique » pour la micro-fente (1975), la description du continuum de modes rayonnés sur une  micro-fente (1985) une « virtualisation » de la caractérisation des composants actifs et passifs sur analyseur de réseau automatique (1990) et une « promotion » réaliste du couplage électromagnétique pour les alimentations d’antennes plates (1988). Dès 1984, il expérimente en vraie grandeur les techniques de communication par étalement de spectre sur canaux réels très perturbés anticipant le succès de l’AMRC dans les futurs réseaux de mobiles.

Dans le domaine de l’électromagnétisme appliqué aux composants micro-ondes intégrés, il est co-fondateur en 1988 de la Société IPSIS qui commercialisa jusqu’en 2000 le logiciel SAPHIR. Dans celui des communications numériques, il est aussi co-fondateur en 1992 de la société ST2E qui fut la première Société française à commercialiser des ASICs à étalement de spectre (1993) et aussi des simulateurs temporels de canaux radio-mobiles pour l’évaluation de performances (1995).

 

Hommage au Professeur Michel-Yves Bernard (1927-2005) lors des Journées scientifiques 2006

Michel-Yves BERNARD, agrégé de Physique, enseigne d ‘abord au Lycée de  Limoges puis au Lycée Chaptal. Simultanément il obtient son doctorat sous la direction du Professeur GRIVET  avec des travaux sur la « mécanique des particules chargées dans les champs électrostatiques » et le prix Giral-Baral attribué par l’Académie des Sciences. Il est ensuite chargé de cours à l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud puis Maître de conférences à Caen avant d’être détaché à l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires puis nommé professeur au CNAM, titulaire de la Chaire de Radioélectricité Générale où il enseigne et dirige une équipe de recherche pendant trente deux ans. Comme conseiller au Ministère il a été à l’origine de la création des Instituts Universitaires de Technologie. Il est co-fondateur du club EEA (Électronique, Électrotechnique et Automatisme) qui a permis d’harmoniser les enseignements de ces disciplines dans les Universités et un des principaux initiateurs de l’ESCPI (Ecole Supérieure de Conception et de Production Industrielle).

In Memoriam

Jean-Claude BOUDENOT nous a quitté mercredi 15 octobre des suites d'une longue maladie. Ingénieur civil des mines, ingénieur en génie atomique et agrégé de physique, Jean-Claude pilotait les activités de recherche en nanotechnologies au sein de Thales Research & Technologie. Jean-Claude était avant tout un grand scientifique auteur d'un ouvrage extrêmement clair et synthétique sur l'électromagnétisme et la gravitation relativistes. Il a aussi travaillé sur le durcissement nucléaire en environnements spatial et militaire. Ses apports dans le développement de la connaissance de l'histoire des sciences furent considérables. Il réalisa une grande partie des présentations lors de l'année de commémoration du centenaire de l'année miraculeuse. Tout un chacun a pu profiter et se réfère encore à ses ouvrages (en auteur ou co-auteur) sur les grands noms de l'histoire: l'étude des travaux de Poincaré menée avec Jean-Jacques Samueli met à jour l'apport de Poincaré sur la propriété de groupe des transformations de Lorentz. Connaissant l'importance actuelle des théories de groupe, on voit que l'épistémologie est une voie fondamentale de l'émergence des idées nouvelles. Jean-Claude a excellé dans ce domaine, clarifiant par des analyses historiques techniques les grandes avancées des scientifiques et offrant ainsi aux chercheurs un accès à une compréhension des origines des concepts de la physique fondamentale, indispensable à son développement. Nombreux sont les étudiants, ingénieurs, chercheurs, qui auront pu profiter de son enthousiasme et de son appui. Jean-Claude restera présent au travers de tous leurs projets.

 

In Memoriam

Roger Gendrin, Président de la Commission H de l’URSI de 1975 à 1977, distingué par la médaille de John Howard Dillinger en 1987, est décédé le 21 avril 2007. Il avait 76 ans. Il fut un pionnier en physique des plasmas spatiaux et a marqué plusieurs générations de chercheurs travaillant dans ce domaine.

Roger Gendrin a commencé sa carrière scientifique dans les années 60 en développant des magnétomètres expérimentaux et en les mettant en oeuvre dans deux stations conjuguées: Sogra (en Russie) et les Kerguelen (dans l'Océan Indien). Des mesures effectuées dans les deux stations il a pu montrer comment en déduire les propriétés du plasma magnétosphérique parcouru par des ondes ULF. En parallèle il apporta une contribution très significative à la théorie des interactions ondes particules. Dans les années 70 il joua un rôle significatif dans la définition et la sélection par l’ESA, du satellite GEOS et fut responsable du consortium « Onde ». À cet égard il a fortement contribué à la constitution d'une communauté européenne « Système solaire » forte. Sa contribution, à l’étude des ondes naturelles se propageant dans l’environnement terrestre et à leur influence sur le comportement de la magnétosphère, a été reconnue par la médaille  John Howard Dillinger de l'URSI. En raison de son rôle éminent comme scientifique et ses qualités d’organisateur, il fut élu président de l'IAGA pour la période 1987 - 1991.

Roger Gendrin fut, durant 4 ans, Directeur du CRPE, aujourd’hui appelé CETP (Centre d'étude des Environnements Terrestres et Planétaires). Avec les professeurs Maha Abdalla (UCLA) et Hiroshi Matsumoto (université de Kyoto), il prit une part active dans le développement de la simulation numérique, en organisant une série d'écoles internationales. Il ne fait aucun doute que ces initiatives eurent un impact majeur dans l'expansion rapide de cet outil pour l’étude de la physique des plasmas spatiaux. Avant sa retraite il dirigea l’IFRTP, l'Institut Français pour la Recherche et la Technologie Polaires, étant de ce fait responsable de la coordination des études conduites aux îles Kerguelen, là où, 30 plus tôt, il entreprit ses premières expériences.

Même à la retraite il continua à se consacrer à la science. Au début des années 2000, il présida le groupe de travail de l'ESA (SWWT) en charge des premières initiatives européennes sur la météorologie de l'espace. Plus récemment il a fortement contribué à la revue du livre blanc de l'URSI sur les centrales solaires en orbite.

Roger avait du caractère, difficile à convaincre mais toujours prêt à discuter. Il était très impliqué dans les questions d'éthique, de droits et responsabilités. Ce scientifique original qui exigeait beaucoup mais était si amical et généreux nous manquera profondément.

Notre plus grande sympathie va à son épouse Janine, à ses enfants et petits enfants.

In Memoriam

Guy Rochard nous a quitté le 3 décembre 2005 à l'age de 59 ans. Il était un spécialiste de météorologie spatiale et en particulier des mesures passives. Dépassant cette dimension de météorologue connu et reconnu par la communauté internationale, il a su s'impliquer dans la défense du spectre des fréquences scientifiques, ou son nom était devenu un symbole.

Ceux qui l'ont côtoyé ne peuvent oublier ni sa gentillesse ni son charisme.

In Memoriam

Alain Glavieux, Professeur et Directeur-adjoint à l'ENST Bretagne, vice-président de la Commission C du CNFRS, est décédé le 25 septembre 2004, après avoir lutté pendant plusieurs années contre une longue maladie. Il avait 55 ans et laisse derrière lui son épouse, Marie-Louise, sa fille adoptive, Christelle, et de nombreux amis.

Alain était ingénieur diplômé de l'ENST (Paris). Depuis son arrivée, en 1978, dans la toute nouvelle ENST Bretagne, il y avait créé de nombreux cours sur les communications numériques, et mis en place et dirigé une recherche de haut niveau sur les communications en milieu sous-marin. Au début des années 1990, il contribua, avec son collègue et ami Claude Berrou, à l'invention des turbocodes, qui sont considérés aujourd'hui comme l'une des innovations majeures de l'ère post-Shannon. Les concepts utilisés dans les turbocodes ont notamment ouvert la voie au traitement probabiliste itératif dans les récepteurs de communications. Pour ses travaux, Alain Glavieux a reçu, avec Claude Berrou, de nombreux prix français et internationaux, parmi lesquels : un des Golden Jubilee Awards for Technological Innovation (IEEE IT, 1998), la médaille Richard W. Hamming (IEEE, 2003) et le Grand Prix France Télécom de l'Académie des sciences (2003).

Ses nombreux étudiants et tous ses collègues, en France et dans le monde, ont pu apprécier un pédagogue hors-pair et un homme de coeur et de compréhension. Le CNFRS s'associe à la peine de sa famille, de ses proches et de ses amis.

Communiqué de presse

Objet : Article paru dans le Figaro du 22 janvier 2004 sur la téléphonie mobile ; « Livre blanc des incidences de la téléphonie mobile et des antennes relais sur votre santé ».

Le développement important de la téléphonie mobile en France engendre de nombreuses questions sur l'impact sanitaire éventuel des ondes radioélectriques. De nombreux travaux ont été menés au niveau international. et L'Union Radio Scientifique Internationale (URSI) http://www.ursi.org/  et les membres de sla commission «Électromagnétisme en biologie et en médecine »K en particulier ont suivi et contribué activement à ceux-ci. Ces études, menées avec la plus grande rigueur scientifique, ont donné lieu à de nombreuses publications dans les journaux scientifiques à comité de lecture constitué d'experts indépendants dont l'identité reste confidentielle.

Ces travaux, qui ont été analysés par de nombreux groupe d'experts internationaux ainsi que par l'Organisation Mondiale de la Santé dans le cadre du « Projet international pour l’étude des champs électromagnétiques : http://www.who.int/peh-emf/fr/index.html », ne valident pas l'hypothèse d'un risque sanitaire pour les niveaux d'exposition situé en dessous des niveaux recommandés par la Commission Internationale de P protection contre les Rayonnements Non Ionisant : http://www.icnirp.org/  (ICNIRP). Ces limites d’exposition font maintenant partie de la réglementation française.

Les derniers rapports d'experts rendus publics en 2003 et 2004 par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale : http://www.afsse.fr/ , le National Radiological Protection Board du Royaume-Uni : http://www.nrpb.org/  du Royaume-Uni, le Gezondheidsraad des Pays-Bas : http://www.gr.nl/  de Hollande et le Statens strålskyddsinstituts suédois : http://www.ssi.se/  suédois confortent cette analyse et recommandent la poursuite des efforts de recherche afin de répondre aux quelques questions encore ouvertes

La France, avec l'Action « Effets biologiques et sanitaires de la radiotéléphonie mobile » CI du ministère de la Recherche : http://www.recherche.gouv.fr/recherche/fns/radiotelmobile.htm  et les projets COMOBIO et puis ADONIS du Réseau National de Recherche en Télécommunication : http://www.telecom.gouv.fr/rnrt/index_exp.htm , participe à cet effort de recherche.

Dans le contexte médiatique actuel, le Comité National Français de Radioélectricité Scientifique , placé sous la haute autorité de l’Académie des Sciences, recommande la plus grande rigueur dans la discussion afin que le débat scientifique puisse se poursuivre dans la sérénité et avec l'esprit de rigueur qui s'impose