Médaille URSI-France

 

La médaille CNFRS URSI-France, décernée sous l’égide de l’Académie des sciences, est destinée à honorer une personnalité scientifique qui contribue, ou a contribué au cours des 6 dernières années au moins, à des avancées remarquables dans le domaine des radiosciences, et a participé à l'animation scientifique de la communauté française et internationale. Cette contribution peut concerner des progrès dans le domaine de la connaissance et/ou l'apport des radiosciences au monde socio-économique et/ou la dissémination vers la communauté des radiosciences, les jeunes scientifiques ou le grand public.

Le "comité médaille" qui désigne le lauréat est, depuis 2016, constitué de personnalités extérieures à URSI-France et de membres du bureau. Les commissions sont de leur côté impliquées dans la proposition de lauréats potentiels, au travers du "comité des nominations". Le vote se déroule à bulletin secret, par élimination successive des candidats les moins bien placés.

Les modalités de l'année courante sont mentionnées sur la page d'accueil.

La Médaille a été attribuée à :

  • Omar El Mazria en 2017
  • Wlodek Kofman en 2016
  • Eric Pottier en 2015
  • Alain Baudry en 2014
  • Jean-Pierre Bérenger en 2013
  • Lluis M. Mir en 2012
  • Eric Gérard en 2011
  • Pierre-Noël Favennec en 2010
  • Daniel Maystre en 2009
  • Pierre Baüer en 2008
  • Bernard Veyret en 2007
  • Jacques Citerne en 2006
  • Pierre Degauque en 2005
  • Jean-Charles Bolomey en 2004
  • Jeannine Hénaff en 2003
  • Geneviève Pillet en 2002

La médaille du CNFRS 2017 a été décernée à Omar El Mazria par Albert Bijaoui

Biographie d'Omar El Mazria

Omar El Mazria est Professeur de classe exceptionnelle à l'Université de Lorraine (UL) à l'Institut Jean Lamour (IJL) pour la recherche et à l'Ecole supérieure des sciences et technologies de l'ingénieur de Nancy (ESSTIN - Polytech Nancy) pour l'enseignement.

Né en 1968 à Casablanca, il est titulaire d’un Master en Informatique industrielle et optoélectronique (option télécoms) délivré par les Universités de Metz, Nancy I et de l'Institut national Polytechnique de Lorraine en 1993 et d’un Doctorat en électronique obtenu en 1996 (comportement de composants semi-conducteurs en milieux radiatifs).

En 1997, il rejoint l'Université Henri Poincaré, Nancy I en tant que Maitre de Conférences en électroniques et Télécoms puis promu Professeur des Universités en 2003 et nommé membre de l'Institut universitaire de France (IUF) en 2008.

Il a été Professeur invité à Simon Fraser University (Colombie-Britannique, Canada), à l'Institut d'Acoustique de l'Académie des Sciences de Chine et à Central Florida University respectivement en 2009, 2011 et 2013. Il a également dirigé l’équipe de recherche Micro et Nano-systèmes et le projet Fédérateur  Callot (Nano-sciencees et Nano-dispositifs) de l’Institut Jean Lamour. Ses recherches actuelles portent sur les dispositifs à ondes élastiques de surface (SAW) pour les systèmes de communication et les applications capteurs. Des filtres et résonateurs SAW à base de structures multicouches incluant le diamant, l’AlN et le ZnO, ont été développés pour des applications haute fréquence (3 à 10 GHz) ainsi que des solutions originales de capteurs SAW passifs et interrogeables à distance pour la mesure de la température, de la pression et du champ magnétique. Ces capteurs prometteurs présentent une solution de choix dans divers domaines tels que le contrôle et le suivi de grandeurs physiques dans des environnements hostiles ou dans des applications biomédicales.

Omar El Mazria est actuellement le coordinateur du projet ANR SALSA pour le développement de capteurs passifs et sans fil opérant jusqu'à 1000 °C dans le domaine de la sidérurgie. Il gère également plusieurs projets financés par l'ANR, la DGA, l'ISITE (Lorraine Université d'Excellence), la SATT GE visant le développement de la technologie de capteurs sans fil pour des applications en biomédicales. Il gère actuellement un budget d’environ 2 Millions d’Euro de contrats de recherche dans le domaine de capteurs. Il est auteur et co-auteur de plus de 160 articles scientifiques internationaux, de 4 brevets internationaux délivrés et de plus de 120 communications dans des conférences internationales. Il est co-président du groupe 4 du TPC (Technical program committee) de IEEE International Ultrasonics Symposium, a co-présidé la conférence IEEE ICEMI et a été membre de plusieurs comités scientifiques ou d’organisation d’autres conférences internationales.

La médaille du CNFRS 2016 a été décernée à Wlodek Kofman par Nicole Capitaine

Biographie de Wlodek Kofman

Wlodek Kofman a développé, mis en œuvre, pour l’observation spatiale, des techniques de traitement du signal et des méthodes d’analyse de donnée ainsi que, pour les besoins d’interprétation, des modèles théoriques. Son activité de recherche, pluridisciplinaire, initialement orientée vers le traitement du signal, a évolué vers l'étude de l'environnement terrestre, pour se consacrer depuis une vingtaine d’années à la planétologie. De nombreuses campagnes de mesures et des séjours à l’étranger ont ponctué sa carrière scientifique.

La physique de la thermosphère, de l'ionosphère et du plasma ionosphérique a été le thème principal de ses investigations pendant une vingtaine d’années. Dans ses travaux il a cherché à comprendre et à prédire les phénomènes qui gouvernent l'ionosphère aurorale et polaire. Ces phénomènes ont pu être appréhendés, entre autres, grâce aux radars à diffusion incohérente (ISR) d’EISCAT*, situés dans la zone aurorale et au Svalbard - région du cornet polaire. Wlodek Kofman a participé au projet à partir de 1973, initialement comme chercheur puis pendant sept années en tant que membre du Conseil scientifique et au sein du Conseil d’administration qu’il a présidé pendant 2 ans. Sa contribution au développement d’EISCAT tant sur le plan scientifique que technique fut très significative.

En 1976, il a proposé en collaboration avec le Stanford Research Institute une expérience de mesure des raies de plasma dans la zone aurorale, en utilisant comme appareil de mesure un corrélateur à large bande construit en France par le CEA-LETI en liaison avec le CNET-CRPE et le CEPHAG où il travaillait. Il a préparé et effectué deux séries d'expériences avec l’ISR à Chatanika (Alaska). Puis il a installé le corrélateur "plasma" sur le site d’EISCAT et a mené à bien les premières expériences de mesures des raies de plasma. Il a également travaillé avec les radars de Sondre-Stromfjord (Groenland) et d’Arecibo (Porto Rico). Enfin, il a participé au groupe de travail international qui a préparé, défendu au niveau international et piloté la construction du nouveau radar ISR au Spitzberg.

Au cours des vingt dernières années, Wlodek Kofman s’est consacré à la planétologie au travers notamment d’expériences spatiales, utilisant des techniques radar appliquées à l’étude des surfaces et des subsurfaces planétaires. Le projet PRISM a ainsi eu pour objet l'étude de la distribution et du volume de glace dans le pergélisol de Mars et a constitué l'un des projets scientifiques de la mission franco-soviétique Mars 96. Le guiderope traînant sur le sol pendant la nuit, devait permettre l'acquisition de profils continus du milieu de propagation (contrastes de permittivité). Wlodek Kofman a, de facto, dirigé, au Service d’aéronomie du CNRS, le développement d’un radar basse fréquence devant être intégré au guiderope d'un aérostat navigant dans l'atmosphère martienne pour l'acquisition de profils continus du milieu de propagation, qui a été testé en Antarctique et au Svalbard.

Bien que cette mission franco-russe ait été annulée, l’expérience acquise par Wlodek Kofman lui a permis de proposer l’expérience CONSERT pour la mission ROSETTA de l’ESA, qui repose sur un radar imageur. Son objectif est la caractérisation de la structure interne du noyau cométaire par sondage radio entre l'orbiter ROSETTA et le lander PHILAE. Le succès majeur de la mission cométaire Rosetta et du radar CONSERT ouvre la voie à la tomographie des petits corps et sera mise en œuvre aussi pour l’étude des astéroïdes.

Ses travaux ont fait l’objet de 144 publications dans des revues avec comité de lecture et ont été présentés lors de nombreux congrès scientifiques.

Au cours de sa carrière au CNRS il a rempli plusieurs fonctions d’intérêt collectif, comme la direction du Laboratoire de planétologie de Grenoble, le rôle d’éditeur en chef des Annales Geophysicae, ou le poste de Conseiller scientifique à la Direction de la recherche à l’Ecole polytechnique. Il est membre de nombreuses instances et sociétés scientifiques des plus renommées. Le nom « Wlodekofman » a été donné à l’astéroïde 13368. Enfin l’ensemble de ses travaux lui ont valu d’être promu Chevalier de la Légion d’honneur.

Wlodek Kofman est aujourd’hui Directeur de Recherche au CNRS IPAG Grenoble et également professeur/chercheur invité au « Space Research Center, Polish Academy of Sciences » (Varsovie, depuis 2012) et au « Jet Propulsion Laboratory », Caltech (depuis 2013).

*EISCAT (European Incoherent Scatter Scientific Association)

La médaille du CNFRS 2015 a été décernée à Eric Pottier par Maurice Bellanger

Biographie d'Eric Pottier

Eric Pottier (IEEE M'95, SM'06, Fellow2011, SEE SM'07) a obtenu son DEA (87) et son doctorat (90) en «traitement de signal et télécommunications» de l'Université de Rennes 1 et a défendu son Habilitation à Diriger les Recherches de l'Université de Nantes en 1998 sur le thème «Contribution à la polarimétrie radar: De l'approche fondamentale aux applications».

De 1988 à 1999, il a occupé un poste de maître de conférences à IRESTE -Université de Nantes et professeur à l'Université de Rennes 1 depuis 1999. Il a créé et a été responsable, de 1999 à 2011, de l'équipe de télédétection SAPHIR (SAR polarimétrie Holographie interférométrie et Radargrammétrie). Depuis 2012, il est le directeur de l'Institut d'Electronique et de Télécommunications de Rennes (IETR - CNRS UMR 6164) - un institut de recherche de plus de 370 membres (enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, administratifs, Post-Docs et doctorants).

Ses activités actuelles de recherche et d'enseignement sont centrées sur les thèmes de l'électronique analogique, les micro-ondes et l'imagerie radar avec une spécialisation sur la polarimétrie radar.

Ses recherches couvrent principalement les applications radar et SAR (imagerie radar, analyse et réduction de la SER) et les traitements et l'analyse de données de PolSAR (analyse de speckle polarimétrique, segmentation et classification polarimétrique, théorèmes de décomposition polarimétrique) ainsi que les aspects fondamentaux et théorique de la polarimétrie radar.

Depuis 1989, il a encadré plus de 70 étudiants (DEA, Master2, doctorat) dans le domaine de la polarimétrie radar depuis les aspects théoriques jusqu'aux applications en télédétection.

Il a publié un livre co-écrit avec le Dr J.S. Lee (Naval Research Lab (NRL), Washington USA), 10 publications dans des chapitres d'ouvrages, 77 articles dans des revues à comité de lecture et plus de 375 présentations lors de conférences internationales, symposiums et workshops

Il compte à ce jour plus de 7390 citations and deux de ses publications, co-écrites avec le Dr Shane Cloude ont atteint un nombre maximal de 1512 et 1292 citations (2015/03/16).

 

Il a été invité en tant que Keynote Speaker ou a donné des Tutoriels dans plus de 60 conférences internationales, colloques ou séminaires. Il est invité chaque année, depuis 2005, par l'Agence Spatiale Européenne en tant qu'expert SAR à donner des conférences en Europe et en Chine en collaboration avec le MOST (Chinese Ministry of Science and Technology) dans le cadre du ESA-MOST Dragon Cooperation Programme

Il a été invité en tant que membre de Comités Scientifiques et Technique de plus de 40 conférences ou colloques internationaux.

Depuis 2014, il est membre du Sentinel-1 Expert Users group (ESA) et membre du International Calibration-Validation Science Team pour le satellite ALOS-2/PALSAR (JAXA Japon)

  • Il a reçu le Award pour "Very Significant Contribution in the Field of Synthetic Aperture Radar" lors de la conférence EUSAR-2000 (European SAR Conference) pour ses activités de recherche dans le domaine de la segmentation PolSAR non supervisée.
  • Il a reçu le Certificate Of Appreciation For Serving as Lecturer par l'OTAN-RTO lors des conférences SET-081 en 2004 (Bruxelles, Washington DC, Ottawa et Varsovie).
  • Il a été nommé:
    • Professeur associé à Capital Normal University de Pékin (Octobre 2005),
    • Professeur invité à l'INRS - ETE de Québec (2006-2012)
    • Professeur invité de State Key Laboratory of Information Engineering in Surveying, Mapping and Remote Sensing de l'Université de Wuhan, Wuhan - Chine (2008).
  • En 2007, il a reçu le IEEE Geoscience and Remote Sensing-Society (GRS-S) Letters Prize Paper Award co-écrit avec S. Guillaso, L. Ferro-Famil et A. Reigber.
  • En 2007, il a reçu le IEEE Geoscience and Remote Sensing-Society (GRS-S) Education AwardIn recognition of his significant educational contributions to Geoscience and Remote Sensing”.
  • Il a été élevé au titre de IEEE Fellow (Janvier 2011) avec la citation “for contributions to polarimetric Synthetic Aperture Radar”
  • En 2012, il a été récipiendaire de la Einstein Professorship de Chinese Academy of Science

(2ème reconnaissance chinoise attribuée à un chercheur international).

  • En 2014, il a été reconnu comme IEEE Geoscience and Remote Sensing-Society (GRS-S) Distinguished Lecturer

La médaille du CNFRS 2014 a été décernée à Alain Baudry par Pierre Encrenaz

Biographie d'Alain Baudry

Alain Baudry, né en 1942, est un chercheur de renommée mondiale à qui l'on doit notamment le développement de la radioastronomie en Europe au travers de la création de l'Institut de RadioAstronomie Millimétrique (IRAM) en 1979, ainsi que la genèse du Atacama Large Millimeter Array (ALMA) au Chili, le plus grand interféromètre radio au monde, ou le succès du satellite Herschel Space Observatory (lancé en mai 2009).

Au long d'une carrière de plus de 40 ans au sein de l'Observatoire de Bordeaux, il a mené de façon complémentaire des recherches de pointe et des projets techniques de classe mondiale, alliant ainsi le savoir d’un ingénieur de recherche et d’un chercheur. On lui doit le premier interféromètre radiomillimétrique au monde, opérationnel en 1973. En 1978, il mène la construction du télescope millimétrique POM à Bordeaux. POM, malgré sa taille modeste, a été l'instrument sur lequel s'est formée une génération entière de radioastronomes célèbres. Alain a ensuite été sollicité par l’IRAM en 1987 pour diriger la construction de l’interféromètre du Plateau de Bure. Il est également à l’origine de l’essor de l’interférométrie non connectée à grande base (Very Long Baseline Interferometry) dans le monde, et de la création de l’institut européen JIVE (Joint Institute for VLBI in Europe), situé en Hollande, qui coordonne les observations utilisant le réseau européen de VLBI. Dans les années 1990-2000, il a dirigé la construction du spectromètre à haute résolution spectrale de l'instrument HIFI sur le télescope spatial Herschel de l’ESA. Ensuite, c'est encore Alain qui a initié et mené le développement des backend-corrélateurs qui équipent et traitent toutes les antennes d'ALMA !

En parallèle de cette activité très importante de développement instrumental au niveau mondial, Alain Baudry a conduit des recherches scientifiques de très haut niveau, reconnues internationalement. Il a ainsi encadré un grand nombre de thèses, autrement dit formé de très nombreux chercheurs, et a publié pendant sa carrière plus de 130 articles dans des revues de renom. Il s'est par exemple imposé comme l'expert des masers, comme en témoignent ses travaux sur les étoiles de type OH/IR et les régions de formation d'étoile. Parmi les travaux scientifiques remarquables d’A. Baudry, on peut citer un article de 1971 précurseur de tout ce qui se fera dans les décennies suivantes en formation stellaire vue en infrarouge, notamment au sujet des grands relevés systématiques qui seront effectués par le satellite Herschel près de 40 ans plus tard. Egalement, en 1980 furent publiées les premières détections millimétriques des espèces HCO+, HCN, HNC et CCH, dont l’analyse est très importante pour étudier les conditions physiques autour des étoiles. Il est aussi coauteur de très nombreuses “premières” effectuées avec ses propres étudiants. Sans pour autant abandonner ses recherches précédentes, Alain Baudry s’est de plus beaucoup investi depuis quelques années dans l’astrochimie.

Mais, Alain Baudry, au-delà de ses travaux scientifiques, a aussi contribué au fonctionnement de la recherche française, en étant directeur du Laboratoire d'Astronomie-Astrophysique de l'Observatoire de Bordeaux, membre du Scientific Advisory Committee de l'IRAM, puis membre du conseil exécutif de cet institut, membre du Conseil National des Astronomes et Physiciens, du Conseil National des Universités, de la section astronomie au CNRS. Son expertise et sa renommée lui ont valu de participer au groupe Instrumentation radio de l’Institut National des Sciences de l’Univers du CNRS. Il participa aussi au groupe de sélection des missions spatiales de l’ESA de 1993 à 1996 et aux groupes de réflexion Astronomie du CNES.

Enfin, une partie importante de sa carrière a été consacrée à la protection des fréquences au sein de l’Union Astronomique Internationale dans le groupe de travail “Protection of spectral lines” de 1982 à 1992. Il a par ailleurs fait partie du comité d’organisation scientifique de la Commission Radioastronomie UAI N°40 de 1984 à 1992. Il a été Président de la commission J d'URSI-France de 1984 à 1992. Par la suite il a participé aussi aux AG de Lille (1996), Toronto (1999), Maastricht (2002), et Istanbul (2011).

La Médaille du CNFRS 2013 a été décernée à Jean-Pierre Bérenger par Mathias Fink

A gauche Mathias Fink, à droite Jean-Pierre Bérenger

Biographie de Jean-Pierre Bérenger 

Titulaire de la Maîtrise de physique de l’Université de Grenoble (1973) et Ingénieur de l’École supérieure d’optique (1975), Jean-Pierre Bérenger a rejoint le département Études théoriques d’Arcueil de la Délégation générale de l’armement (DGA) en 1975 pour se consacrer a de la recherche appliquée sur la propagation dans les milieux perturbés par les rayonnements nucléaires et les effets de l’impulsion électromagnétique. Il s’est particulièrement attaché à la résolution numérique des équations de Maxwell et aux problèmes ouverts nécessitant l’utilisation d’une condition aux limites absorbante. Il a ainsi introduit en 1979 une condition originale, la couche adaptée, et est l’auteur du premier logiciel aux différences finies (FDTD) développé en France.

Au Centre d’analyse de défense, à partir de 1984, et en parallèle avec d’autres activités dans la simulation informatique de défense, Jean-Pierre Bérenger a effectué des travaux de recherche sur les conditions absorbantes et les structures subcellulaires dans la méthode FDTD. Il introduit en 1990 la couche parfaitement adaptée (PML). Publiée en 1994 et rapidement adoptée par la communauté de l’électromagnétisme, cette condition a suscité de nombreux travaux et a été transposée à toutes les équations aux dérivées partielles de la physique. Ses travaux sur ce thème se sont poursuivis pendant une dizaine d’années pour optimiser la condition PML dans l’espace discrétisé des techniques numériques. Au cours des années 90, il a aussi développé l’application de la méthode FDTD à la propagation VLF-LF dans le guide d’onde Terre-Ionosphère, travaux ayant abouti à un logiciel fournissant le bilan de liaison VLF-LF dans des conditions très générales.

Depuis 2003, à côté d’un rôle d’expert DGA sur les effets électromagnétiques des rayonnements nucléaires et de responsable d’études prospectives, Jean-Pierre Bérenger a poursuivi ses recherches sur :

  • les problèmes de sous-maillage dans les techniques numériques avec l’introduction d’une méthode originale (Huygens subgridding) qui élimine la plupart des inconvénients des méthodes antérieures ;
  •  la propagation VLF-LF avec le développement d’un nouveau schéma plus performant ;
  • et, depuis peu, l’introduction d’un nouveau concept de conditions aux limites absorbantes (Huygens absorbing boundary condition) moins général que la condition PML mais aussi efficace et plus simple à utiliser.

Fellow IEEE, Jean-Pierre Bérenger a été Associate Editor du journal IEEE Transactions on Antennas and Propagation de 2006 à 2010. Dans les années 90, il a collaboré sur divers sujets avec l’équipe électromagnétisme de l’Université de Limoges, et depuis 2005 avec l’Université de Manchester (UMIST) sur le développement de la méthode FDTD pour le bioélectromagnétisme.

La Médaille du CNFRS 2012 a été décernée à Lluis M. Mir par André Aurengo

Biographie de Lluis M. Mir

Lluis M. MIR, né en 1954 à Barcelone, a fait ses études supérieures à l'École normale supérieure de Paris (1974-1978) et a obtenu le Doctorat d’État ès Sciences biologiques à l'Université de Toulouse en 1983. Il est entré au CNRS en 1978 et est actuellement le Directeur du Laboratoire de vectorologie et thérapies anticancéreuses (UMR 8203 du CNRS, de l'Université de Paris Sud et de l'Institut Gustave-Roussy à Villejuif.

En 2010, il a fondé le Laboratoire Européen Associé sur les applications des impulsions électriques en biologie et médecine qu’il codirige avec le Pr. Miklavcic (Slovénie). Il est aussi professeur adjoint et sénateur honoraire de l'Université de Ljubljana, Slovénie, et membre de l'Institut américain pour l'ingénierie médicale et biologique (AIEMB). Il a été visiting professor des Universités de Bielefeld (Allemagne), de Berkeley (Californie) et de Jérusalem (Israël). Il a publié 166 articles dans des revues à comité de lecture internationales et 18 chapitres dans des ouvrages collectifs (H index = 49). Il a présenté 429 communications à des réunions nationales et internationales et a donné 82 séminaires dans des institutions dans le monde entier. Chaque année il organise et dirige avec le Pr Miklavcic l’École et le Workshop Internationaux sur les technologies et traitements basés sur l’électroporation. En 2010 il a organisé et dirigé avec le Dr. Cadossi le 5ième cours de l'école A. Chiabrera de bioélectromagnétisme sur les applications biomédicales des champs électromagnétiques.

Les principaux sujets de sa recherche sont les interactions des champs électriques et des champs électromagnétiques avec les cellules in vitro et in vivo, ainsi que leurs applications biomédicales. Il est expert dans les domaines suivants :

- l'électroperméabilisation (électroporation) des cellules in vitro et in vivo ;

l’électrochimiothérapie antitumorale, nouveau traitement de tumeurs solides fondé sur l’électroporation réversible des cellules des tumeurs, traitement qu’il a conçu, développé, porté en clinique et qui est pratiqué dans 80 centres anticancéreux, remboursé dans 7 pays et testé sur des situations aussi délicates que les métastases osseuses ;

- le traitement de cancers par électroporation irréversible auquel il a également contribué dans sa conception et développement ;

- l’électrotransfer des acides nucléiques (ou électrogènethérapie), une approche efficace et sûre de thérapie génique non virale en cours d’essais cliniques ;

-  l'électroendocytose, causée par les ondes électromagnétiques telles que celles des signaux GSM ou par des impulsions électriques répétées de faible amplitude de champ ;

et l’application aux cellules d’impulsions électriques de quelques nanosecondes de durée mais de dizaines de kV/cm d’amplitude de champ.

Il a coordonné des projets nationaux de recherche de même que trois projets européens et a été membre de l'action de coordination EMF-NET de l’UE et partenaire du Réseau d'excellence européen Clinigene. Il est membre de l'EBEA, la BEMS, la Société française du cancer, l'ASGCT. Il est actuellement Président de l’EBEA (European Bioelectromagnetics Association).

La Médaille du CNFRS 2011 a été décernée à Eric Gérard par Françoise Combes

Biographie d'Eric Gérard

Eric Gérard, né en 1939, est une personnalité reconnue du monde de la radioastronomie pour son oeuvre scientifique et instrumentale, pour son activité au bénéfice de l'URSI, pour son engagement dans la protection des bandes de fréquences de la recherche, ainsi que pour ses efforts de communication en direction du grand public et des scolaires.

Jeune étudiant en sciences à Liège, il est remarqué par le professeur Pol Swings qui l'envoie deux ans aux Etats-Unis à l'Université de Harvard pour se former à la radioastronomie et participer au grand projet Benelux Cross Antenna qui devait être construit dans le Limbourg belge et qui deviendra bien plus tard le radiotélescope de Westerbork aux Pays-Bas.

A son retour des Etats-Unis (1966), il s'installe en France, soutient son doctorat d'Etat en 1970, et obtient un poste de chercheur du CNRS, à l'Observatoire de Meudon/Nançay. Il s'intéresse aux problèmes instrumentaux (télescopes, récepteurs, RFI, etc.), poussant les instrumentations aux limites des possibilités. Il participe aux développements et améliorations des divers récepteurs et équipements associés. En particulier, il réalise un amplificateur paramétrique à 11 cm en vue de l'observation en radio des planètes géantes (rayonnement synchrotron dans les ceintures de radiations de Jupiter et de Saturne). Avec le grand radiotélescope décimétrique de Nançay, il participe à des découvertes importantes : émission maser OH (à 18 cm) des comètes, émission HI (à 21 cm) des étoiles, etc. Il devient membre de l'International Halley Watch, en tant que IHW Discipline Scientist pour la radioastronomie en Europe. Il suit l'émission OH de la comète Halley en 1986, en accompagnement des missions spatiales (Giotto, etc.), et coordonne l'activité du réseau radio européen. Il est le premier à mesurer un champ magnétique cométaire par effet Zeeman, mesure qui sera confirmée in situ par la sonde Giotto.

A la fin des années 80, il s'investit dans la rénovation du grand radiotélescope décimétrique de Nançay (projet FORT) dont il sera le responsable scientifique de 1993 à 2000. Le télescope, ré-ouvert en janvier 2001, fournit depuis des données remarquables, dans des domaines variés de l'astrophysique (allant de la physique des comètes, jusqu'à la cosmologie, en passant par le chronométrage des pulsars). Il sert aussi de banc de test pour développer les techniques de mitigation (projet « Reconquête du domaine hertzien », par le développement d'un récepteur à grande dynamique pour les bandes parasitées, dont il est le promoteur, avec Alain Lecacheux). Dans cet esprit, Eric Gérard contribue au développement d'un backend spécifique pour la détection en bande large dans un environnement électromagnétique perturbé qu'il présentera à l'URSI (Maastricht, 2002).

Depuis 2001, il a activement participé à l'étude de la polarisation des masers OH dans les étoiles évoluées qui exige un suivi minutieux des performances instrumentales. Plus récemment, il a concentré son activité de recherche en astrophysique sur les deux extrêmes de la vie des étoiles, en étudiant les processus liés à la formation stellaire, et les processus de perte de masse. Il utilise les données d'observation produites par le radiotélescope de Nançay, par le Very Large Array (Etats-Unis), par l'European VLBI Network , par le télescope de 30 mètres et l'interféromètre de l'IRAM (Pico Veleta et plateau de Bure). Toujours actif, il continue à publier régulièrement. Il est ainsi l’auteur de plus de 218 publications, dont 85 publications à rapporteurs. Eric Gérard a présidé la commission J du CNFRS de 1998 à 2004, et a participé activement à sept Assemblées générales de l'URSI, depuis Ottawa en 1969, jusqu'à celle tenue en 2002 à Maastricht. Il s'est investi aussi dans la communication en direction du grand public, notamment dans le cadre du centre « Ciel ouvert » de Nançay, ou du Festival d'astronomie de Haute Maurienne. Il est auteur de neuf articles de vulgarisation (Pour la Science, La Recherche, Encyclopaedia Universalis, etc.).

La Médaille du CNFRS 2010 a été décernée à Pierre-Noël par Erich Spitz

A gauche Daniel Maystre, à droite Pierre Guillon

Biographie de Pierre-Noël Favennec
Né en 1943 à Quimper, docteur ès sciences physiques (Faculté des sciences de Rennes), intègre en 1967 le Centre national des études et des télécommunications (CNET), à Lannion, et le laboratoire « Etudes sur les Radiations des Matériaux », nouvellement créé, dirigé par Gérard Pelous, laboratoire qui s’est par la suite orienté vers les technologies d’implantation ionique puis, plus largement, vers la physique et technologies des composants et dispositifs nécessaires aux télécommunications.

 Il y a plus particulièrement étudié les matériaux III-V tels que le GaAs et l’InP. Ses travaux sur les composants hyperfréquences (Transistors MESFET, circuits intégrés) et optoélectroniques (lasers, DEL, afficheurs, photodétecteurs) ont donné lieu à douze brevets, une centaine de publications, une cinquantaine de conférences, des enseignements spécialisés de 3ème cycle, et deux ouvrages. Ces dispositifs ayant donné lieu à applications industrielles, il s’est orienté par la suite vers l’étude du dopage de l’erbium dans divers matériaux dans l’objectif de concevoir des composants de télécommunications optiques émettant à 1,56 µm. Travail qui a abouti à une première DEL en silicium et à la démonstration que tout matériau dopé à l’erbium, ayant un gap plus grand que 0,8 eV, émettait à 1,56 µm et était potentiellement applicable pour les télécommunications optiques.

 En 1992, il est nommé à la Direction scientifique du CNET et est chargé des domaines de la microélectronique, des télécommunications hertziennes et optiques. Sous l’impulsion de Jeannine Hénaff, il coordonne et engage des actions propres à investir des domaines innovants en mettant en réseau laboratoires du CNET et laboratoires académiques. C’est ainsi que des thématiques telles que les fonctions opto-hyper, les antennes millimétriques, les nouvelles fonctions optiques, les communications quantiques (1996), le millimétrique, santé et téléphonie mobile (action lancée en 1994) etc. ont été explorées et ont données lieu à publications, séminaires et conférences etc. Parallèlement, Pierre-Noël Favennec a continué à prospecter de nouveaux thèmes de recherche comme les liaisons à peu de photons (co-brevet), les liaisons optiques sans fil, les objets communicants, les écrans souples, le GTTH (Gigabits To The Home)… En 1994, il prend en charge la Collection technique et scientifique des télécommunications (CTST). Sous son impulsion, 60 livres ont, à ce jour été édités. La CTST, collection en français et pour une plus grande reconnaissance des auteurs français, il favorise, en partenariat avec les grands éditeurs internationaux, des traductions d’ouvrages (18 ouvrages à ce jour).

 En 2003, il devient consultant à la Direction scientifique de l’Institut Télécom, tout en continuant à diriger la CTST, renommée Collection Télécom. Il prend alors une part encore plus active dans l’édition scientifique et notamment en prenant des responsabilités dans des comités de rédaction (Annales des télécommunications, I2M, Radio Science Bulletin), en étant rédacteur en chef invité dans Comptes Rendus Physique (2 numéros thématiques) ou rédigeant des articles de synthèse sur la mesure de l’environnement radioélectrique.

 Il prend, de même, une part très active dans la vie d’URSI-France, officiellement le Comité national français de radioélectricité scientifique, où, après avoir été président de la commission « Electronique et optique », il en assume la Présidence de 2003 à 2006 et depuis il continue d’y être très présent.

 En 2005, premier Président de la Fondation de recherche « Santé et radiofréquences », il met en place celle-ci, en veillant à un dialogue exigeant entre associations-industriels-scientifiques-représentants de l’Etat…

 Face à la nécessité de développer la communication scientifique à l’attention du grand public, il crée, en collaboration avec l’Association bretonne pour la recherche et la technologie (ABRET) une exposition itinérante « Un monde sans fil – les ondes en questions ? ». De même face aux nouvelles avancées technologiques et au besoin du public de comprendre et de recevoir une information objective, Pierre-Noël Favennec s’est fortement investit dans l’animation des associations bretonnes de culture et de diffusion scientifique que sont l’ABRET et l’APAST (Association Pour l’Animation Scientifique du Trégor).

La Médaille du CNFRS 2008 a été décernée à Pierre Baüer par Michel Petit

A gauche de la photo Pierre Baüer, à droite Michel Petit,

Biographie de Pierre Baüer
Pierre Baüer, ingénieur électrotechnicien de l’Institut national polytechnique de Grenoble, entreprend en 1964 une activité de recherche en physique spatiale dans un laboratoire de la NASA à l’université du Michigan. Son travail de thèse (PhD) porte sur l’étude du plasma de l’environnement terrestre. Sur proposition de Michel Petit, il rejoint l’équipe du sondeur ionosphérique à diffusion incohérente du CNET en 1969, en qualité de chercheur CNRS.

Après un nouveau séjour aux États-Unis (1974-1975) en tant que Senior post doctoral fellow de la National Academy of Sciences, il assume successivement les responsabilités de directeur adjoint du CRPE/CNET, de directeur du Service d’aéronomie, de directeur du Centre d’études spatiales de la biosphère et de directeur adjoint de la recherche de Météo France.

Ses recherches concernent, dans une première phase, l’étude expérimentale de l’ionosphère, des phénomènes auroraux et de la thermosphère grâce à la technique de la diffusion incohérente des ondes électromagnétiques par l’ionosphère. Elles évoluent ensuite vers la télédétection des couches denses de l’atmosphère et des calottes glaciaires.

Il est vice-président, puis président de la commission G (Radioélectricité ionosphérique et propagation) de l’URSI de 1978 à 1984, président du Conseil scientifique d’EISCAT (European Incoherent Scatter) de 1979 à 1982, membre du conseil d’administration d’EISCAT de 1982 à 1990, coordinateur du programme scientifique des Assemblées générales de l’URSI de 1987 et 1990, trésorier de l’URSI de 1990 à 1993, président du CNFRS de 1990 à 1992, président de l’URSI de 1993 à 1996, président sortant de l’URSI de 1996 à 1999, trésorier du CNFRS/URSI-France de 2001 à 2005.

La Médaille du CNFRS 2007 a été décernée à Bernard Veyret par Jacques Joussot-Dubien

Bibliographie de Bernard Veyret,
Né en 1950, ingénieur physicien de l’ESPCI, Bernard Veyret, a d’abord été chercheur en photochimie à Boston pendant trois ans, puis enseignant au Maroc pendant deux ans. Il a, en 1979, rejoint le Laboratoire de photochimie et photochimie moléculaire de Bordeaux dirigé par Jacques Joussot-Dubien, pour travailler sur la chimie troposphérique.

À la suite d’un stage postdoctoral de la Royal society au département de Chimie de l'Université de Cambridge en Angleterre, il a développé son activité de recherche au Laboratoire de Physique des Interactions Ondes-Matière (PIOM) à Bordeaux, dans l’équipe de bioélectromagnétisme, qu’il anime depuis 1985. Il est actuellement Directeur de recherche au CNRS et Directeur d’étude de l’École Pratique des Hautes Études. Lors d’une année sabbatique à Rome en 2005, il a collaboré avec le groupe de bioélectromagnétisme du département d’électronique de l’Université La Sapienza. 

Il fut en 1989 l’un des fondateur de l'Association Européenne de Bioélectromagnétisme (EBEA) qui va organiser à Bordeaux son 8ème congrès en avril 2007. Bernard Veyret a coordonné le programme français COMOBIO du RNRT et le programme européen Perform B. Il a participé à la rédaction de nombreux rapports européens et français sur le thème « champs électromagnétiques et santé ».

Il fut Vice-président et Président de la commission K (Electromagnétisme en biologie et médecine) du CNFRS puis Président de la commission K de l’URSI de 2002 à 2005, jusqu’à l’assemblée générale de New Delhi. Il est actuellement coordinateur de la rédaction du Livre Blanc de l’URSI sur « Communications sans fil et santé ».

Bernard Veyret appartient à l’ICNIRP (International Commission on Non Ionizing Radiation Protection) depuis 2000; il fut responsable du comité « Biologie » attaché à cette commission.

Il est l’auteur de quelques 75 articles dans des revues internationales dont la moitié portent sur le bioélectromagnétisme. 

La Médaille du CNFRS 2006 a été décernée à Jacques Citerne par Yves Garault

Biographie de Jacques Citerne (à gauche de la photo)

Après des études supérieures à Lille, Jacques CITERNE est nommé en 1980 Professeur des Universités à l’Institut National des Sciences Appliquées de Rennes. Il y crée en 1981 le Laboratoire Composants & Systèmes pour Télécommunications (LCST) qui allait devenir l’Institut d’Électronique et de Télécommunications de Rennes. En 2000, il participe au CNRS, comme Directeur Scientifique Adjoint, à la création du Département STIC.

Ses activités de recherches s’orientent dès 1973 vers l’application de l’électromagnétisme aux circuits (Lille) et aux antennes (Rennes) micro-ondes. Ses contributions scientifiques majeures sont un modèle « analytique » pour la micro-fente (1975), la description du continuum de modes rayonnés sur une  micro-fente (1985) une « virtualisation » de la caractérisation des composants actifs et passifs sur analyseur de réseau automatique (1990) et une « promotion » réaliste du couplage électromagnétique pour les alimentations d’antennes plates (1988). Dès 1984, il expérimente en vraie grandeur les techniques de communication par étalement de spectre sur canaux réels très perturbés anticipant le succès de l’AMRC dans les futurs réseaux de mobiles.

Dans le domaine de l’électromagnétisme appliqué aux composants micro-ondes intégrés, il est co-fondateur en 1988 de la Société IPSIS qui commercialisa jusqu’en 2000 le logiciel SAPHIR. Dans celui des communications numériques, il est aussi co-fondateur en 1992 de la société ST2E qui fut la première Société française à commercialiser des ASICs à étalement de spectre (1993) et aussi des simulateurs temporels de canaux radio-mobiles pour l’évaluation de performances (1995).

Hommage au Professeur Michel-Yves Bernard (1927-2005) lors des Journées scientifiques 2006

Michel-Yves BERNARD, agrégé de Physique, enseigne d ‘abord au Lycée de  Limoges puis au Lycée Chaptal. Simultanément il obtient son doctorat sous la direction du Professeur GRIVET  avec des travaux sur la « mécanique des particules chargées dans les champs électrostatiques » et le prix Giral-Baral attribué par l’Académie des Sciences. Il est ensuite chargé de cours à l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud puis Maître de conférences à Caen avant d’être détaché à l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires puis nommé professeur au CNAM, titulaire de la Chaire de Radioélectricité Générale où il enseigne et dirige une équipe de recherche pendant trente deux ans.

Comme conseiller au Ministère il a été à l’origine de la création des Instituts Universitaires de Technologie. Il est co-fondateur du club EEA (Électronique, Électrotechnique et Automatisme) qui a permis d’harmoniser les enseignements de ces disciplines dans les Universités et un des principaux initiateurs de l’ESCPI (Ecole Supérieure de Conception et de Production Industrielle).